Des jeunes de l'e2c95 au Maroc pour un chantier éducatif

Des jeunes de l'e2c95 au Maroc pour un chantier éducatif

À en croire les retours des 10 jeunes de l’e2c95 – composés de 5 majeurs et de 5 mineurs qui ont participé au chantier pédagogique et éducatif et qui se sont déroulés à Figuig autour du « vivre ensemble » du 21 avril au 6 mai 2018 à l’initiative de Mme Latifa Ibn Ziaten : les mémoires sont à jamais marquées et certains cœurs touchés.

je me suis enrichie de bonheur tout au long de ce voyage.

Fatoumata – Stagiaire E2C95

À l’instar de Fatoumata : « J’ai aimé ce voyage, il m’a apporté beaucoup d’expérience dans la vie quotidienne, j’ai vu et appris à vivre en communauté et de retour à Orly, oui, j’ai grandi, je me suis enrichie de bonheur tout au long de ce voyage ». Il en est de même pour Éva, à peine âgée de 17 ans, pour qui le « voyage a été bénéfique car il [lui] a apporté beaucoup en expérience humaine, en culture marocaine et beaucoup d’autres choses ».

Les garçons ont pris le séjour en s’engageant avec le sourire aux lèvres et des fous rire permanents. Et il fallait rire pour se mélanger, rire pour se détendre et rire pour s’apprivoiser et ainsi, créer un lien indélébile. Un combo parfait pour que cette mission difficile et ambitieuse soit réussie.

 

Sur le chantier, nous étions divisés en trois équipes, l’une consacrée aux espaces verts, l’autre à la peinture de la bâtisse et la dernière à celles des ferronneries. Trois équipes formant un seul et même groupe avec la force de ses différences.

 

 

Ce chantier donnera naissance à un Musée oasien (cf photo de couverture de l’article) consacré à la culture des Juifs séfarades du Maroc. Certains des jeunes qui ont participé au projet seront sélectionnés par Mme Ibn Ziaten pour assister à son inauguration en octobre 2018.
Nous sommes restés 10 jours à Figuig et cela a été l’occasion d’aller à la rencontre de la culture des Figuiguis : « Je ne pensais pas que je m’attacherai aussi vite à Figuig et à ses habitants mais on a réussi ensemble », le dit si joliment Sadio.
Petit village d’environ 10 000 habitants, la jeunesse source de l’association Imad, s’y donne corps et âme. Entre danses, gymnastique, musique et théâtre, les jeunes Français ont été régalés par tant d’entrain et de talent et parlent de « rencontres inoubliables ».

 

Notre ami Zakaria (sur la photo), fût l’une d’elles et nous avons fait sa connaissance lors de notre visite dans l’unique centre qui accompagne les personnes atteintes de handicap.

 

Un village aux mille couleurs, à quelque 700 mètres de la frontière algérienne, les paysages n’ont pas manqué de nous surprendre.
Nous avons terminé notre séjour dans la ville de Saïdia où nous avons fait : « beaucoup de visites qui ont un peu changé notre moral » comme le souligne Mhamed. En effet, les jeunes ont regretté de ne pas avoir pu profiter de plus de temps d’échange avec Mme Ibn Ziaten.

C’est un séjour qui se résume à une très belle expérience
avec du partage, des surprises et des rencontres magiques.

 

Reportage vidéo :


Source : Figuig24

Article paru dans Le Parisien : http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/de-jeunes-de-sarcelles-au-maroc-pour-restaurer-une-ancienne-synagogue-26-04-2018-7685538.php

Crédits photos : Priscillia Olivier